Le spectacle, conte musical dansé avec marionnettes
  L'histoire est imaginée, contée et dansée par Morena qui manipule aussi les marionnettes. Celles-ci, sont des marionnettes sur table à manipulation directe, modelées et cousues par Morena. Elles incarnent les trois  personnages clés qu'Alètheia va rencontrer dans sa quête.

Les tableaux dansés donnent corps aux émotions d'Alètheia : la peur, la joie, le deuil,  la solitude...

L'histoire est mise en musique par Marie-Amélie Gayard et Frédéric Dupont. Au sein du spectacle, ils deviennent également les troubadours qui accompagnent Aléthéia.

Le spectacle, dont le rythme et la fluidité résultent du mariage de plusieurs formes artistiques, est mis en scène par les trois artistes.

 


 Un conte initiatique:

  Papoùtsi est l'histoire d'une quête, celle d'Alètheia. Ancrée dans le quotidien, la situation de départ  - une chaussure qui se casse - permet aux enfants de s’identifier à Alètheia avant qu’ils ne soient entrainés dans le merveilleux.

Alétheia rencontre au cours de son périple trois personnages  qui l'aident  chacun à leur façon : Avec Aphros, elle découvre l'épreuve de la mort et du deuil; Elle dépassse sa peur avec l'effrayante Magissa et se révèle face au berger Maïeutikos. Grâce à ces rencontres et aux émotions éprouvées, Alètheia affine sa perception du monde en se découvrant elle-même, et  trouve ainsi sa propre voie.

 

Un conte philosophique:

 Les noms et événements de l'histoire ne sont pas sans faire référence à des concepts philosophiques, mais toujours de manière suggérée et intuitive: Alètheia signifie "vérité" ou "dévoilement par la vérité". Aporia, la Montagne Noire où vit Alètheia au début du récit signifie "obstacle, difficulté". Maïeutikos, le nom du dernier personnage rencontré, se traduit par accoucheur d'esprits. La Magissa n'est pas sans rappeler la figure de la Pythie, celle qui voit à travers le temps. Cet épisode peut aussi évoquer l'épisode de la caverne, relaté par Platon.

La musique :
Le duo qui accompagne le spectacle pratique depuis une dizaine d’années les musiques traditionnelles d’Europe centrale, de Grèce, et des Balkans.
Les musiques viennent ponctuer le récit et, associées aux images puissantes de l’histoire, jouent également le rôle de paysage sonore, soutenant la conteuse au travers des collines arides ou encore au fil d’une rivière scintillante.

Le duo réinterprète des musiques traditionnelles grecques, et s'est aussi inspiré du travail sur la musique de la Grèce antique de Grégorio Paniagua.

 

 

Marie-Amélie Gayard: Fluiere, flûtes kaval et caval, tilinca, chant

Frédéric Dupont: Tambour sur cadre, rik,  cymbalum

 


Le décor:

 Imaginé et réalisé par Frédéric Dupont, le décor est constitué d'éléments naturels (canne de roseau, tissu de lin...), répondant ainsi aux images du conte qui traduit une proximité avec la nature.

Il a été conçu comme un mobile géant tout en équilibre et légèreté, permettant de faire apparaître une barque flottant dans les airs ou bien des éclairages...Il est manipulé en direct par les musiciens.

Une rivière est matérialisée au sol avec des matières réfléchissantes et des jeux de lumières, et le quai où débarquent Aphros et Alètheia se transforme en castelet pour la manipulation des marionnettes.

 

 

Les éclairages s'intègrent à l'ensemble et suivent l'héroïne dans les lieux et les moments de la journée, noir pour la grotte, grande lumière pour le matin...